Voila 4 jours que je suis dans mon lit à lire des livres (Edition Guerin), mater des films & séries américaines pour cause de grippe… Ah l’hiver c’est vraiment une saison de merde ! Pas moyen de grimper quand on veut sur le rocher, en cascade on se les gèle et le ski cela reste sur cet élément neige qui m’a toujours fait un peu peur… et pour couronner le tout, voila que je me choppe toutes les maladies possibles… merci d’ailleurs au passage à la/le porteuse(eur) du virus… Cela confirme ma méforme de mercredi où Olga a pu nous suivre, Gegene et moi durant la randonnée ;-) On en a grave chié à la montée et dans la descente j’étais bizarrement transi de froid…
Donc voila, vous allez vous dire : « ça y est il nous raconte sa vie, webmontagne va devenir un blog où seront entassés des articles sans photos ni récit de montagne…. » Et bien non rassurez-vous je vais en arriver bientôt au fait…
Alors toujours sous ma couette en mode connexion « on » sur C2C [Le site communautaire autour de la montagne : CampToCamp] je redécouvre et dévore l’intégrale de : « Nos petites histoires autour de l'escalade... », initiée par Pierre Rouzo sur le dit forum. Et là en lisant ces quelques récit je me dis que moi aussi je pourrais écrire une histoire qui m’est arrivée et qui m’a marqué !
Introduction terminée, je lance direct le récit :
Nous sommes en fin de journée à Grenoble et comme tout grimpeur qui se respecte on va s’entraîner sur le caillou. Celui-ci n’est pas bien loin du Centre-ville, il suffit de monter à la Bastille et de traverser sur des vires pour se rendre au pied des voies. Vous noterez déjà que c’est un peu ambiance comme couenne car avec une approche scabreuse. Mais bon ce n’est pas la première fois que l’on y va et le coin est vraiment sympathique.
Nous voila donc parés à la varappe mon pote et moi et notre corde de 60m [fait important pour la suite de l’histoire]. Le truc c’est que l’on n’a pas trop le temps du fait de l’horaire un peu tardif et de plus cela gronde dans le lointain… l’orage arrive quoi ! Alors du coup on s’active et on enchaîne vite fait les longueurs... Mon pote [je préfère lui garder son anonymat dans le cas où des membres de sa famille tomberaient sur ce récit peu glorieux de notre jeunesse…], part dans une longueur qui dans mes souvenirs est assez longue mais très esthétique… je l’assure mais étant sur un promontoire assez exigu et ne voulant pas, dans une manip quelconque, me retrouver plusieurs mètre plus bas, je me vache sur une main courante installée à demeure. Et oui car faut-il le rappeler nous sommes au bout d’une vire qui surplombe désormais la rive droite de l’Isère.
Il commence alors à pleuvoir… heureusement mon pote est en approche du relais et je n’ai donc plus qu’à le descendre rapidement pour qu’il récupère les dégaines et que l’on se tire d’ici avant d’être rincés et foudroyés… Mais c’est à cet instant que le drame se produit… Je n’avais fait aucun nœud en bout de corde et pas même vérifié le défilement de celle-ci… ayant retiré la dernière dégaine et se trouvant 3m au-dessus de moi pendu dans son baudrier j’eu droit alors à une vision d’horreur… le bout de la corde venait de passer dans mon huit et mon pote était en train de chuter dans le vide… Et là, réflexe, je lui saute dessus, pour l'attraper dans sa chute dans les buissons et plus tard qui sait sous la barre rocheuse de la Bastille...
Il est sain et sauf on a évité le pire… Putain ! Mourir en couenne si ce n’est pas abusé quand même… On est finalement rentré bien trempés et avons trinqué à la bière à nos vies futures de grimpeurs/alpinistes :-) La morale de cette histoire c’est qu’il faudrait toujours avoir avec soi au-moins une corde de 70m en couenne et ne jamais laisser le bout de sa corde sans surveillance ou mieux encore sans nœud d’arrêt.